Jacqueline Sauvage : F.Hollande a cru et il a perdu !

Le titre de Franceinfo :

Affaire Jacqueline Sauvage : « On a une classe politique irresponsable » (V. Duval, syndicat des magistrats)

Le rejet ce vendredi de la demande de libération conditionnelle de Jacqueline Sauvage condamnée pour le meurtre de son mari violent, a suscité beaucoup de réactions notamment dans la classe politique. Virginie Duval, présidente de l’Union syndicale des magistrats estime « qu’on a une classe politique irresponsable d’intervenir comme ça pour monter l’opinion public contre la justice ».

Virginie Duval a déclaré que les commentaires des politiques, de droite comme de gauche, sur une décision de justice est « un problème ». Selon, la présidente de l’Union syndicale des magistrats, « les politiques s’engouffrent dans une brèche où ils ne devraient pas aller ». On voit bien l’effet de la médiatisation ». « Ils ne connaissent rien au dossier », a estimé Virginie Duval, « sauf ce que les avocates de madame Sauvage ont bien voulu leur dire ».

Jacqueline Sauvage a été condamnée en 2012 pour le meurtre de son mari violent. Fin janvier, François Hollande lui a accordé une grâce partielle ce qui lui a permis de faire une demande de libération conditionnelle. Demande rejetée, car le tribunal estime que Jacqueline Sauvage n’a pas assez réfléchi sur l’acte pour lequel elle a été condamnée.

Le titre du Monde :

Graciée, Jacqueline Sauvage reste en prison

Que s’est-il joué dans le refus de libération conditionnelle de Jacqueline Sauvage, cette femme reconnue coupable du meurtre de son mari, tué de trois coups de fusil dans le dos en 2012 ? Le tribunal d’application des peines de Melun a-t-il considéré que la détenue n’avait pas manifesté des efforts sérieux de réadaptation sociale ? Ou s’agit-il, ainsi que le dénoncent ses avocates, Me Janine Bonaggiunta et Me Nathalie Tomasini, d’une décision « purement politique » ?

Tombée vendredi 12 août, la décision a créé la surprise, tant la grâce partielle accordée le 31 janvier par le président de la République François Hollande semblait mettre irrémédiablement Jacqueline Sauvage sur la voie de la sortie de prison. « C’est incompréhensible et choquant », ont déclaré ses avocates, qui envisagent de faire appel. Le parquet a également annoncé son souhait d’en faire autant : « Nous étions favorables à ce que Mme Sauvage sorte de prison, souligne la procureure de Melun, Béatrice Angelelli. Qui plus est dans un contexte de surpopulation carcérale. »

 

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