Assassinat du Père Jacques Hamel à Saint-Etienne du Rouvray suite

Le titre de 20minutes :

Attentat à Saint-Etienne-du-Rouvray: Un homme parti en Turquie avec un des terroristes placé en garde à vue

Un Français de 20 ans, fiché S, qui s’était rendu en Turquie début juin avec l’un des auteurs de l’attaque de l’église de Saint-Etienne-du-Rouvray, a été interpellé mercredi en France et placé en garde à vue, a indiqué jeudi une source proche de l’enquête.

Abdel Malik Petitjean s’était rendu avec ce jeune homme en Turquie le 10 juin, mais ce dernier, fiché S, avait été refoulé du pays, puis remis à la Suisse, avant d’être arrêté en France, a précisé cette source. Il est entendu dans les locaux des services de renseignement à Levallois-Perret. « Rien ne prouve à ce stade qu’il était au courant des projets » concernant l’église de Saint-Etienne-du-Rouvray, a précisé la source.

Le titre du Figaro :

Abdel Malik Petitjean a échappé pendant six semaines aux radars antiterroristes

Repéré par les services turcs dès le 10 juin dernier alors qu’il tentait de rejoindre les zones de combat, le second tueur du père Jacques Hamel était revenu le lendemain vers France. Les services français, alertés seulement à la fin du mois, l’avaient fiché «S» le 29. Mais il était déjà trop tard.

Abdel Malik Nabil Petitjean, «formellement identifié» jeudi matin comme étant le second assaillant djihadiste de l’église de Saint-Etienne-du-Rouvray, a échappé aux radars antiterroristes pendant six semaines. En effet, ce jeune homme de 19 ans a été détecté en Turquie dès le 10 juin dernier par les services locaux, selon une source proche du dossier jointe par Le Figaro. Le lendemain, il est revenu en France tranquillement et sans déclencher la moindre alerte puisque les services français n’ont été avertis par leurs homologues turcs qu’à la fin du mois dernier. Soit environ plus de quinze jours après l’avoir aperçu. À la réception de ce précieux signalement, les policiers français ont aussitôt diffusé une fiche «S» et inscrit Abdel Malik Nabil Petitjean au fichier «SIS» Schengen dans l’espoir de l’intercepter au retour à la frontière. Mais il était donc trop tard. «Jusqu’alors, il était un parfait inconnu des services, qui découvraient son identité» précise-t-on de même source.

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