1 nouvel attentat hier soir, en Allemagne

Le titre du Figaro :

L’État islamique revendique l’attentat d’Ansbach en Allemagne

L’organisation terroriste a revendiqué lundi l’attentat suicide qui a blessé 15 personnes à l’entrée d’un festival de musique à Ansbach (Bavière). Plus tôt, le ministre de l’Intérieur de Bavière avait déjà indiqué que l’homme avait prêté allégeance à l’Etat islamique dans une vidéo retrouvée dans son portable.

L’auteur de l’attentat suicide perpétré dimanche en Allemagne près d’un festival de musique à Ansbach (sud) était un «soldat» de Daech, selon un communiqué publié lundi par l’agence Amaq, un organe de propagande de l’organisation extrémiste. Il «répondait aux appels à prendre pour cible les États de la coalition qui combat l’Etat islamique» en Irak et en Syrie, ajoute le groupe. L’attentat à la bombe a fait 15 blessés, dont trois graves, et tué son auteur.

Le ministre bavarois de l’Intérieur, Joachim Herrmann, avait auparavant annoncé que l’auteur de l’attentat, un Syrien, avait «fait allégeance» à l’EI d’après une vidéo retrouvée sur son téléphone portable. Selon le ministre, le réfugié syrien a «explicitement annoncé (agir) au nom d’Allah, a fait allégeance (au chef du groupe EI), Abou Bakr al-Bagdadi» et «annoncé expressément une vengeance contre les Allemands qui se mettent en travers de la voie de l’islam», selon une vidéo qui a été retrouvée dans son téléphone portable. La police bavaroise annonçait toutefois quelques minutes auparavant qu’il n’y avait pas, pour l’instant, de preuves de lien direct entre l’auteur de l’attentat et des groupes terroristes. Une prudence partagée par le ministre fédéral de l’Intérieur. Lors d’une conférence de presse donnée lundi après-midi, Thomas de Maizière avait dans un premier temps déclaré qu’il n’y avait «pas de confirmation du lien avec l’État Islamique».

Le réfugié syrien, âgé de 27 ans, s’est fait exploser près du lieu où se tenait un festival de musique rassemblant quelque 2500 personnes, dans la ville d’Ansbach, près de Nuremberg, a indiqué lors d’une conférence de presse le ministre de l’Intérieur bavarois, Joachim Herrmann, dans la nuit de dimanche à lundi. Cette explosion, qualifiée d’attentat par les autorités, a provoqué une quinzaine de blessés, dont trois graves. «Il s’agit malheureusement d’un nouvel attentat», avait déclaré le ministre de l’intérieur du Land de Bavière, Joachim Herrmann dimanche soir.

Le titre du Point :

L’Allemagne sous le choc

En sept jours, le sud de l’Allemagne a été le théâtre de quatre attaques, dont deux ont été commises par des jeunes réfugiés et revendiquées par l’EI.
Quatre attaques violentes ont été perpétrées en tout juste une semaine dans le sud de l’Allemagne. Dimanche soir, un réfugié syrien de 27 ans ayant fait allégeance à l’État islamique s’est fait exploser à l’entrée d’un festival de musique à Ansbach, blessant douze personnes dont quatre grièvement. Dimanche encore, un demandeur d’asile syrien de 21 ans a tué à la machette une femme à Reutlingen dans le Bade-Wurtemberg. Vendredi soir, un Germano-Iranien de 18 ans, obsédé par les tueries de masse et suivi par des psychiatres, a abattu neuf personnes à Munich avant de se donner la mort dans un centre commercial. Et le 18 juillet, un demandeur d’asile se disant de nationalité afghane a blessé à la hache cinq passagers dans un train à Wurtzbourg, une attaque revendiquée par Daech. Ansbach, Reutlingen, Munich, Wurtzbourg… Quatre villes du sud de l’Allemagne frappées en sept jours par des attentats ou des meurtres très violents dans des Länder où le taux de criminalité est très faible. Difficile de ne pas faire un parallèle… Une certaine prudence s’impose.

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