Un attentat terroriste déjoué à Carcassonne

Le titre de l’Express :

Carcassonne: l’islamiste radical arrêté lundi est mis en examen

Arrêté lundi dernier, le jeune homme est soupçonné de préparer une attaque contre des touristes étrangers. Il a été mis en examen et placé en détention provisoire, vendredi dernier.

L’interpellation avait eu lieu le même jour que l’attentat contre un couple de policiers dans les Yvelines, lundi dernier. Le jeune homme radicalisé arrêté à Carcassonne a été mis en examen vendredi, pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste criminelle, par un juge d’instruction antiterroriste et placé en détention provisoire.

L’homme avait été arrêté en gare de Carcassonne, dans l’Aude, soupçonné d’avoir voulu commettre « une action violente » imminente contre des touristes américains et russes, selon une source judiciaire. Lors de son interpellation, les policiers avaient retrouvé sur lui un « couteau et une petite masse ». L’enquête judiciaire initiée dans l’urgence lundi matin par le parquet de Paris avait été confiée à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).

Un individu suivi par les services antiterroristes

Au cours de sa garde à vue, il a dit aux enquêteurs qu' »il avait passé beaucoup de temps à regarder des vidéos du groupe État islamique et des sites djihadistes et s’est dit fasciné », a rapporté la source. Selon ses déclarations, le jeune homme envisageait de « se rendre en Syrie », mais faute d' »avoir pu financer son départ », il avait alors opté pour « un plan alternatif », décidant de « passer à l’acte » sur le sol français, « au nom du jihad armé ». Selon son avocat Jocelyn Momasso Momasso, qui l’a assisté au début de sa garde à vue, « il a expliqué que ses motivations étaient essentiellement liées à la politique internationale », et qu’il voulait « venger les frères » victimes selon lui des frappes de la coalition internationale en Syrie.

Converti à l’islam, le jeune homme, fiché pour radicalisation, était suivi par les services antiterroristes depuis des mois et avait été assigné à résidence après les attentats parisiens de novembre, a précisé la source judiciaire. Domicilié dans le Tarn, il est présenté comme étant en rupture sociale.

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