Hommage aux 497 sans-abri morts l’an passé

C’est le titre du Parisien :

Hommage aux 497 sans-abri morts l’an passé

Accrochés à des fils à linge, 497 petits papiers blancs -parsemés de quelques roses de couleurs vives suspendues elles aussi- semblent flotter dans l’air comme des fantômes. Chaque feuille porte une inscription aux faux airs d’avis de décès, comme celle-ci : « Gilles, dit Bob, 50 ans, qui était ces derniers temps place de la République, est mort le 1er septembre 2015 à Paris (Xe) ».

Comme les 496 autres personnes auxquelles le collectif Les morts de la rue a rendu hommage, ce samedi après-midi place Joachim du Bellay (Ier), en égrenant un à un leur nom, « Gilles, dit Bob » est mort comme il a vécu : sans toit.

En France, 497 SDF dûment identifiés, dont 190 en région parisienne, -inhumés pour la plupart au carré des indigents à Thiais (Val-de-Marne)- sont décédés en 2015. « Mais les statistiques évaluent à 2 800 le nombre de sans-abri qui meurent chaque année », précise Nicolas Clément, président du collectif qui tord le cou à une idée reçue selon laquelle les SDF mourraient surtout l’hiver : « Les gens à la rue trépassent en toute saison, avec deux pics : en octobre et en juin-juillet qui sont des périodes où ils changent d’endroit, ce qui peut les déstabiliser ».

Le titre de Franceinfo :

Paris : hommage aux SDF morts dans la rue en 2015

Le collectif « Les morts de la Rue » rendait hommage à Paris aux personnes sans-abris mortes dans la rue en 2015. Selon « Les morts de la Rue », le nombre de 497 SDF décédés serait sous-estimé, le collectif estime que près de 2.800 personnes auraient succombé à leurs conditions de vie l’an dernier.

Le collectif « Morts de la Rue » a rendu hommage aux 497 personnes sans domicile fixe mortes dans la rue en 2015, avec un rassemblement ce samedi après-midi à la fontaine des Innocents à Paris. Mais ce nombre serait sous-estimé a assuré samedi sur France Info Nicolas Clément, le président du collectif. « 497 SDF, ce sont ceux dont nous sommes sûrs, par les différents biais que nous avons : les hôpitaux, la police, les instituts médico-légaux, les associations, les particuliers », a-t-il précisé.

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