A un an des élections, c’est Open Bar !!!

On voit que la pêche aux électeurs est ouverte … et ce sont encore les con-tribuables qui paieront !!

Le titre de l’Express :

Face à la fronde sociale, le gouvernement a-t-il sacrifié la SNCF?

Un mouvement de grève illimité a débuté mardi soir à la SNCF. Ces derniers jours, le gouvernement a tout tenté pour contenir autant que possible les manifestations. Quitte à pénaliser les perspectives de développement de l’entreprise?

Tout a basculé en un week-end. Pour faire avancer les négociations qui ont actuellement lieu à la SNCF sur la réorganisation du travail, le secrétaire d’Etat aux Transports, Alain Vidalies, est monté au créneau.

Souhaitant enrayer la fronde sociale, l’exécutif a formulé des propositions allant largement dans le sens des revendications portées par les syndicats… réformistes.

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Une stratégie en partie gagnante, puisque la CFDT a fini par lever son préavis de grève lundi. Mais la tension est montée d’un cran entre le gouvernement et la direction de l’entreprise, qui considère que ses intérêts ont été bafoués dans cette affaire. L’Etat actionnaire aurait-il quelque peu abusé de ses prérogatives dans des considérations purement politiques?
Les projets de Pepy abandonnés

En février dernier, Alain Vidalies présentait un décret socle en vue de fixer le cadre général des discussions en matière de continuité de service, de sécurité et de santé des salariés. Le texte encadre les discussions à conduire au niveau de l’entreprise.

Sur ce dossier, les ambitions de Guillaume Pepy sont claires. Il entend assouplir l’organisation du travail de ses employés pour gagner en compétitivité, alors que se profile en 2020 l’ouverture du marché à la concurrence pour le TGV, et en 2023 pour les TER. Pour réussir son pari, la direction proposait notamment un assouplissement de la règle dite du « 19-6 ». Elle garantit aux cheminots de finir avant 19 heures avant un repos hebdomadaire et de ne pas reprendre une semaine de travail avant six heures du matin.

Les syndicats, depuis le départ, ne veulent pas entendre parler d’une remise en cause de cet acquis. Vendredi 27 mai, syndicats et direction se quittaient sans avoir réussi à se mettre d’accord. Une réunion quelque peu tendue, confesse même une source proche du dossier. L’appel à la grève illimitée est alors maintenu par les principaux syndicats de l’entreprise.

Un scénario qui n’arrange pas du tout le gouvernement. Alain Vidalies décide d’intervenir pendant le week-end, en soumettant – uniquement à la CFDT et à l’Unsa, deux syndicats réformistes – un brouillon de relevé de décision allant largement dans leur sens. La remise en cause du 19-6?

Terminé! La CFDT jubile.

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