Israël s’ancre à l’extrême droite…

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En nommant à la Défense l’ultranationaliste Avigdor Lieberman, Benjamin Netanyahu dirige le gouvernement le plus à droite de l’histoire de l’État hébreu.

« Il s’agirait de la coalition la plus à droite d’Israël. » Le constat est d’autant plus alarmant qu’il émane de Washington, l’allié indéfectible. Dans un communiqué, le département d’État exprime ses « interrogations légitimes sur la direction que [le gouvernement israélien, NDLR] pourrait prendre et quel genre de politiques il pourrait adopter ». Autrement dit, les États-Unis ne cachent plus leur inquiétude face à l’inexorable droitisation d’Israël.

Pour Saeb Erekat, numéro deux de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) interrogé par l’Agence France-Presse, « ce gouvernement représente une vraie menace d’instabilité et d’extrémisme dans la région ». En attendant l’épreuve du feu pour le nouveau ministre, son sulfureux passif ne risque pas d’apaiser une situation déjà explosive sur le terrain. En l’absence de toute perspective de paix – les négociations sont bloquées depuis 2014 –, la région est en proie à une vague de violences que certains ont appelée l’« Intifada des couteaux ».

En novembre 2014, le chef du parti Israël Beiteinou, alors ministre des Affaires étrangères, avait ainsi surpris en proposant son plan de paix controversé associant Palestiniens, Arabes israéliens et pays arabes de la région.

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