Voiture de police incendiée : trois des mis en examen remis en liberté

Le titre du Figaro :

Trois des quatre hommes mis en examen dans l’enquête sur des violences contre la police le 18 mai à Paris ont été remis en liberté mardi. Ils sont placés sous contrôle judiciaire. Le quatrième a été placé en détention provisoire.

Trois des quatre hommes mis en examen dans l’enquête sur des violences contre la police le 18 mai près de la place de la République à Paris, dont l’incendie d’un véhicule où se trouvaient deux agents, ont été remis en liberté sous contrôle judiciaire aujourd’hui par un magistrat. Un autre a été placé en détention provisoire, indique le parquet de Paris.

Parmi les quatre suspects, âgés de 18 à 32 ans, c’est le plus jeune qui a été placé en détention provisoire, indiquaient un peu plus tôt de sources proches du dossier. Le parquet de Paris avait requis la détention provisoire pour les quatre mis en examen.

Les quatre hommes avaient été placés en garde à vue dans le cadre d’une enquête ouverte pour «tentative d’homicide volontaire».

Depuis le début des manifestations, les forces de l’ordre ont au total interpellé 1300 vandales à travers la France et placé en garde à vue plus de 800 d’entre eux. Sans pouvoir, pour l’heure, parvenir à casser la dynamique des violences qui étreint le pays.

Un policier infiltré identifie les hommes

De violents incidents avaient éclaté mercredi dernier, en marge d’une manifestation de policiers à Paris contre la « haine anti-flics ». Près de la place de la République, une voiture de police avait été prise pour cible par plusieurs casseurs.

Des vidéos de l’attaque, très relayées sur internet, montrent une personne brisant la fenêtre côté conducteur, puis une autre frappant le policier assis. Un autre homme casse la vitre arrière à l’aide d’un plot métallique puis un autre lance un fumigène allumé dans la voiture, provoquant l’embrasement du véhicule et forçant un policier et sa collègue à en sortir. Selon une source proche de l’enquête, aucun des quatre mis en examen, dont deux frères, n’est à ce stade soupçonné d’être celui qui a lancé le fumigène, mais les enquêteurs pensent que l’un d’eux est celui qui a brisé la vitre arrière de la voiture de police.

Ce dernier figure parmi les trois remis en liberté mardi sous contrôle judiciaire. A ce stade, le parquet a indiqué qu’il faisait appel dans son cas. Les suspects n’avaient pas été interpellés sur place mais identifiés après les incidents, grâce à un témoignage anonyme, qui s’est avéré être celui d’un policier infiltré sur place, son nom apparaissant sur un procès-verbal par erreur, ont expliqué des sources proches du dossier.

« Ce dossier est une farce honteuse », s’était insurgé samedi Antoine Comte, l’avocat du plus âgé des mis en examen. « Ce qui fait la particularité stupéfiante du dossier, c’est qu’il repose sur un renseignement de police recueilli après coup », avait dénoncé pour sa part une autre avocate, Irène Terrel, dénonçant des « pressions politiques » autour de l’affaire.

L’attaque a suscité l’indignation dans la classe politique. Légèrement blessés, le policier Kevin Philippy et sa collègue ont été décorés samedi par le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve, en présence de François Hollande.

Cet article a 1 commentaire

  1. Parmi les commentaires sur le site, on peut y lire :
    ohouais
    Je ne suis pas certain que les policiers apprécient et ils auront bien raison.
    Le Mur d’Hadrien
    Scandale judiciaire sans précédent. Des tueurs de flics remis en liberté !
    JLO21
    Trois que quatre remis en liberté, quel signal fort pour les autres casseurs.
    Espérons que le parquet fera appel.
    hubert-mordaing
    Les deux policiers apprécieront …!
    GUILLAUME HERSANT
    Impressionnant, la justice fait peur dans ce pays
    Eric 164696
    Pour des faits aussi graves, trois remises en liberté sur quatre ! Ca se passe de commentaires.

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