Loi Travail, 49-3, manifestations, motions de censures, destructions, affrontements !

Manifestations partout en France, des cassages, des affrontements avec les CRS,

Le titre de BFMTV :

Manifestations contre la loi Travail: sept interpellations à Paris, cinq à Nantes et six à Caen

Alors que l’Assemblée doit débattre cette après-midi de la motion de censure présentée par la droite, les syndicats ont appelé à une nouvelle journée de manifestations pour réclamer l’abandon du texte. A Paris, trois personnes ont été interpellées.

Nouvelle journée de mobilisation ce jeudi pour protester contre la loi Travail et le recours à l’article 49.3. Alors que des manifestations se déroulent un peu partout en France, à l’appel des syndicats et des organisations étudiantes, les cortèges vont être particulièrement surveillés en raison des risques d’échauffourées. Paris, Nantes, Toulouse… la situation est particulièrement tendue.

La manifestation à Paris a dégénéré à l’arrivée du cortège en haut de l’avenue de Breteuil, située derrière l’hôtel des Invalides, peu avant 16 heures. Des casseurs, visages masqués et encagoulés, s’en sont pris violemment, avec notamment des battes de baseball, aux membres du service d’ordre mis en place par les organisateurs. Plusieurs personnes ont été blessées, prises à partie par des « individus violents », indique la CGT.

Une fois les manifestants arrivés aux Invalides, point final prévu pour le cortège, les CRS et les escadrons mobiles ont abandonné la tête du mouvement pour entourer la place Vauban. Pris à partie, ils se sont réfugiés derrière les grilles du musée de l’Armée avant de se redéployer autour de la place pour en bloquer les accès.
Sept interpellations à Paris

Sept personnes ont été interpellées pour port d’arme et jets de projectiles, en marge du mouvement qui a réuni entre 11.500 et 12.500 manifestants, selon la préfecture de police, 50.000 selon la CGT. La manifestation parisienne est partie vers 14 heures de la place Denfert-Rochereau, dans le XIVe arrondissement, pour se diriger vers les Invalides afin d’atteindre l’Assemblée nationale où les députés débattent de la motion de censure déposée par la droite.

D’après notre journaliste sur place, situation inédite, ce sont les forces mobiles qui forment la tête du cortège. Sur les côtés, des jeunes, visages masqués, les provoquaient avec des jets de projectiles ou en scandant « SO colabo ». SO comme services d’ordre des syndicats.

« Dans le but de faciliter une progression adaptée de la manifestation le long de son itinéraire il a été décidé, en accord avec les organisateurs, de positionner une partie des forces de l’ordre en amont du cortège », a indiqué dans la matinée la préfecture de police de Paris.

Des incidents à la gare de Nantes

Les premiers incidents entre les forces de l’ordre et manifestants ont éclaté à Paris vers 15 heures. Les policiers ont essuyé des jets de projectiles et de cocktails Molotov à l’angle de la gare Montparnasse et de la rue de Vaugirard, dans le XVe arrondissement parisien. Les CRS ont répliqué par l’utilisation de gaz lacrymogènes. Le cortège a pu reprendre, jusqu’aux Invalides où les affrontements ont éclaté.

Pour le 49-3, titre de Europe1 :

Manuel Valls : « Je ne laisserai pas détruire la gauche de gouvernement »

Les députés se penchent depuis 16 h sur la motion de censure déposée par Les Républicains et l’UDI, suite à l’utilisation de l’article 49-3 par le gouvernement pour faire passer la loi Travail.
L¹ESSENTIEL EN DIRECT –

Les députés de l’Assemblée nationale débattent ce jeudi, depuis 16h, sur la motion de censure déposée par Christian Jacob et Philippe Vigier, les présidents des groupes LR et UDI, et signée par 190 élus de droite, en réaction à l’utilisation du 49-3 par l’exécutif pour faire passer le projet de réforme du droit du Travail. Un projet de loi devenu « l’ombre de lui-même », précisent-ils. Le vote s’inscrit dans un climat particulièrement tendu après que l’aile gauche du PS, le Front de Gauche et les écologistes ont tenté mercredi de déposer leur propre motion. Leur échec, à deux voix près, a provoqué une grave crise chez les socialistes.
Clore le débat. Le Premier ministre, Manuel Valls, a répondu aux orateurs après les interventions des différents chefs de groupes, avant le vote, qui se déroule de 18h00 à 18h30. « Gouverner ce n’est pas craindre le débat, c’est savoir le clore », a-t-il affirmé, rappelant que l’utilisation de article 49, alinéa 3 de la Constitution s’inscrit dans « la légitimité de nos institutions ». Il a demandé à Christian Jacob et à la droite de sortir « des postures » et « des caricature », affirmant à propos du projet de réforme du droit du Travail : « Pour la première fois nous affirmons que rendre les entreprises compétitives ce n’est pas imposer à toutes un cadre uniforme. » « La loi travail est une loi de progrès sociale et une réforme indispensable pour notre pays », a-t-il encore assuré.

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