Chômage : résultats historiques ou encore super arnaque ??

Encore une fois, on ose nous prendre pour des … cons !! oui, on ne peut pas dire autrement !

Encore une fois, on peut faire dire tout et n’importe quoi aux chiffres !

Vraiment lamentable !!!

Ce dont on peut se féliciter, c’est que les médias ne couvrent pas ces mensonges, et même, ils nous expliques comment faire pour « trouver » des bons résultats !!

Messieurs du gouvernement, merci de nous montrer que vous avez quelques capacités à essayer de nous arnaquer !! Mais c’est raté, encore une fois !

Le titre du Point :

La baisse du chômage en mars est-elle si historique que ça?

Les statistiques de Pole Emploi pour le mois de mars révèlent une baisse historique du nombre de demandeurs d’emplois. 60 000 chômeurs de catégorie A en moins. Mais comment interpréter ces chiffres?

Historique! La gauche se réjouit ce mardi de soir de la publication de chiffres du chômage en forte baisse. Le « ça va mieux » lâché par François Hollande il y a un peu moins de quinze jours est repris en coeur dans les rangs socialistes. Interrogé sur RTL, le porte-parole du gouvernement Stéphane Le Foll parle de « changement dans la courbe aujourd’hui ». Après quatre ans de résultats dramatiques sur le front de l’emploi, les proches du président de la République peinent à rester dans la retenue. Ont-ils raison pour autant?
Un bol d’air dans le quinquennat Hollande

Evidemment, cette nouvelle est excellente pour l’exécutif. Le nombre de chômeurs de catégorie A (ceux qui n’ont aucun emploi) n’avait plus autant baissé depuis… Septembre 2000. Comme depuis plusieurs mois, le gouvernement insiste principalement sur les bons résultats obtenus chez les demandeurs d’emploi de moins de 25 ans. Depuis fin 2014, le gouvernement évoque une baisse de 36 000 chômeurs. La stagnation du nombre de chômeurs de longue durée sur un an en mars sera aussi très certainement mise en exergue du côté de la rue de Grenelle.
Dans un communiqué de presse, le Parti socialiste souligne « des résultats encourageants » qui démontrent « que les efforts engagés ne sont pas vains et que les politiques menées portent leurs fruits ».
Presque autant de demandeurs d’emploi

Forcément, chez les Républicains, le son de cloche n’est pas le même. Prenons l’exemple de Gérard Cherpion, le secrétaire national au travail et à l’emploi pour les Républicains. S’il entend se réjouir de la baisse du nombre de chômeurs de catégorie A le mois dernier, il n’a pas manqué l’occasion pour nuancer assez largement la portée des résultats obtenus.

Le titre du Figaro :

Comment lire les chiffres de Pôle emploi sur le chômage

Il y a 3,5 millions de chômeurs en France

FAUX – Après la baisse record du mois de mars, la France compte désormais un peu plus de 3,5 millions de chômeurs inscrits en catégorie A en France métropolitaine. La catégorie A comprend les chômeurs sans emploi tenus de faire une recherche active. Cette catégorie est la plus fréquemment mise en avant lors de la publication des chiffres de Pôle emploi. Mais elle n’est pas suffisante à rendre compte de la situation du marché du travail car elle exclut un grand nombre de demandeurs d’emplois qui travaillent de façon réduite (au maximum 78 heures dans le mois) et cherchent à travailler davantage. Pôle emploi recense les demandeurs d’emploi selon cinq catégories:

Catégorie A: Demandeurs d’emplois tenus de faires des actes positifs de recherche d’emploi, sans emploi

Catégorie B: Demandeurs d’emplois tenus de faires des actes positifs de recherche d’emploi, ayant exercé une activité réduite courte (moins de 78 heures au cours du mois)

Catégorie C: Demandeurs d’emploi tenus de faire des actes positifs de recherche d’emploi, ayant exercé une activité réduite longue (plus de 78 heures au cours du mois)

Catégorie D: Demandeurs d’emploi non tenus de faire des actes positifs de recherche d’emploi (en raison d’un stage, d’une formation, d’une maladie…), sans emploi

Catégorie E: Demandeurs d’emploi non tenus de faire des actes positifs de recherche d’emploi, en emploi (par exemple: bénéficiaires de contrats aidés)

Si l’on prend en compte l’ensemble des catégories, la France métropolitaine comptait, en mars 2016, 6,15 millions de demandeurs d’emploi.

• Les chiffres officiels isolent les départements d’outre-mer

VRAI – Les chiffres des demandeurs d’emploi inscrits publiés chaque mois sont quasi exclusivement centrés sur la France métropolitaine. Pourtant, l’outre-mer recensait en mars 2016 quelque 259.000 demandeurs d’emploi en catégorie A et pas moins de 335.000 demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi, dans l’ensemble des catégories. D’une manière générale, on parle par défaut des demandeurs d’emploi en France métropolitaine.
• Les individus des catégories B et C sont souvent des intérimaires

VRAI – Les catégories B (720.200 pour mars 2016) et C (1,20 million) sont constituées de personnes travaillant, pour les premiers, moins de 78 heures et pour les seconds, plus de 78 heures dans le mois. Dans les deux cas, elles sont tenues de faire preuve de recherche active en postulant à des offres, rencontrant leur conseiller Pôle emploi, mettant à jour leur projet professionnel. Pour la catégorie B, il s’agit, par exemple, d’une femme de ménage qui a travaillé deux heures par semaines chez des particuliers et payée en «chèque emploi service». Pour la catégorie C, ce peut être un cuisinier qui effectue un remplacement à plein temps pendant trois semaines. A la fin du mois, ces individus sont toujours à la recherche d’emploi. «Il s’agit souvent de missions d’intérim», précise Pôle emploi. Les personnes de ces deux catégories parviennent à poursuivre une activité mais celle-ci n’est pas suffisante pour répondre à leur demande.
• Les catégories D et E sont de faux demandeurs d’emploi

FAUX – Ces personnes inscrites à Pôle emploi (697.300 en mars 2016) «ne sont pas tenues de faire des actes positifs de recherche d’emplois», selon les termes officiels. C’est-à-dire qu’elles ne doivent pas prouver qu’elles recherchent activement un emploi. Elles sont soit sans emploi et non immédiatement disponibles parce qu’en formation ou en arrêt maladie par exemple (catégorie D), soit pourvues d’un emploi (catégorie E). Certains salariés en CDD qui savent que, trois mois plus tard, ils rechercheront activement un travail en font partie. En mars 2016, le nombre d’inscrits en catégorie D a très légèrement diminué, passant de 273.500 en février à 273.100. Le nombre d’inscrits en catégorie E a lui fortement augmenté, passant de 422.700 à 424.200.
• Les demandeurs d’emploi peuvent passer d’une catégorie à l’autre

VRAI – En fonction de leur situation, les demandeurs d’emploi changent facilement de catégorie. Une fois diplômé en janvier, un ancien élève d’école de commerce s’inscrit à Pôle emploi. Il fait partie de la catégorie A. Il accepte une mission d’intérim de 35 heures comme commercial en février: il entre dans la catégorie B. En mars, il obtient un CDD de trois mois. Il décide de maintenir son inscription à Pôle emploi puisqu’au terme de ce contrat il sera toujours à la recherche d’un emploi. Durant trois mois, il fait partie de la catégorie E. En fin de CDD, il se fracture l’épaule et obtient un arrêt maladie d’un mois. Il est donc indisponible mais toujours en recherche. Il passe en catégorie D. Il se rétablit et trouve une mission d’intérim de 100 heures dans le mois. Il fait partie de la catégorie C.

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