Fusillades à Grenoble : règlements de comptes ?

Le titre de Libération :

Fusillade de Grenoble: «Et s’il y avait eu une balle perdue ?»

Les habitants du quartier populaire de Teisseire étaient sous le choc lundi, après la fusillade, probablement un règlement de compte, qui a fait deux morts et un blessé grave devant une école
Une exécution. Il n’y a pas d’autre mot pour décrire la mort par balles de deux hommes sur un trottoir, près d’un bâtiment scolaire au sud-est de Grenoble. Il était un peu plus de 10 heures ce lundi lorsqu’un tireur non identifié a ouvert le feu depuis une voiture, rue Teisseire, petite artère résidentielle de ce quartier populaire de 5000 habitants. Un homme est mort sur le coup, un autre est décédé quelques dizaines de minutes plus tard. Agés de 22 et 28 ans, ils étaient connus des services de police pour des faits de trafic de stupéfiants. Un troisième homme, mineur de 17 ans, a également été grièvement blessé et évacué vers le CHU de Grenoble. Le tireur, cagoulé et déterminé au point de venir achever à bout portant ses cibles, selon la version circulant parmi les habitants présents sur les lieux dans la matinée, a pris la fuite. Une voiture a été retrouvée brûlée un peu plus tard dans une commune voisine : elle pourrait être celle avec laquelle le tueur a opéré.

La fusillade a éclaté juste devant l’école élémentaire Jean-Racine, où les enfants venaient de faire leur rentrée après les vacances de printemps. Une jeune femme, sous le coup de la colère, frémit : «Et le choc pour les enfants ? Et s’il y a avait eu une balle perdue?» Les enfants ont été confinés toute la matinée dans l’établissement mais les cours devaient avoir lieu normalement dans l’après-midi.

Le titre de France3 :

Fusillade de Teisseire à Grenoble. Geneviève Fioraso interpelle la préfecture

C’est la première réaction politique après la fusillade mortelle qui a fait deux morts et un blessé grave ce lundi 25 avril dans la quartier Teisseire à Grenoble. Geneviève Fioraso s’alarme de « ce nouvel acte de violence, de surcroît à proximité d’une école ».
Dans un communiqué, l’ancienne ministre et députée PS de la première circonscription de l’Isère fait part de son inquiétude:

« j’ai immédiatement pris contact avec les services de la Préfecture déjà présents sur le terrain. Dans l’attente des résultats de l’enquête, je veux condamner avec la plus grande fermeté ce nouvel acte de violence criminelle, de surcroît en pleine journée et à proximité d’une école accueillant les enfants au moment où les coups de feu ont été tirés ».

Et Genviève Fioraso exprime toute sa solidarité aux familles de Teisseire « qui aspirent, comme tous les citoyens, à vivre en toute sécurité dans leur quartier ».

« Je souhaite vivement » écrit-elle, »que toutes les mesures nécessaires soient prises par les autorités publiques, nationales et locales, pour déterminer le plus rapidement possible les causes et responsabilités de ces violences et rétablir les conditions de sérénité et de sécurité auxquelles les habitants de ce quartier ont droit ».

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