Turquie : Nous ne devons pas céder aux menaces d’Ankara !

NON ! Il est temps de se réveiller !

Nous ne devons pas nous abaisser devant les menaces de la Turquie ! Fini le chantage !

Même si ça ne plait pas à Erdogan, nous ne devons pas nous laisser faire ! Il ne faut pas avoir peur de ce pays! Nous ne pouvons pas nous laisser manipuler par un pays qui ne respecte pas son peuple !

Il faut immédiatement fermer les frontières, ne pas verser les milliards promis et suspendre toute négociations avec ce pays!

Valider leur exigence serait se plier à leur volonté et devenir ainsi leurs esclaves !

Il n’y a pas de demi-mesures à prendre avec eux !

Le titre de Challenges :

Migrants: la Turquie intraitable face aux Européens

Devant des responsables européens en visite dans le pays, Ankara a menacé de ne pas respecter l’accord sur les migrants si l’Europe ne tenait pas son engagement relatif à l’exemption des visas pour les citoyens turcs.
La Turquie ne veut pas céder. Face aux responsables européens en visite dans le pays samedi pour apaiser les tensions, Ankara continue de faire de l’exemption des visas pour ses citoyens une condition indispensable à la mise en application d’un accord controversé sur les migrants avec l’Europe. Cette mesure est d’une importance « vitale » pour la Turquie et une « partie inaliénable, fondamentale » de l’accord visant à stopper le flux de migrants vers l’Europe, a martelé le Premier ministre Ahmet Davutoglu.

Samedi, la chancelière allemande Angela Merkel, le président du Conseil européen Donald Tusk et le commissaire européen Frans Timmermans se sont rendus à Gaziantep, une ville proche de la frontière syrienne, trois semaines après le renvoi en Turquie des premiers migrants de Grèce dans le cadre de l’accord UE-Turquie. Ankara s’est engagé à accepter le retour sur son sol de tous les migrants entrés illégalement en Grèce depuis le 20 mars.
Six milliards d’euros versés à la Turquie

En contrepartie, les Européens ont accepté de fournir jusqu’à six milliards d’euros, de relancer les discussions sur l’intégration de la Turquie à l’UE et d’accélérer le processus de libéralisation des visas pour les Turcs. Ankara, qui a promis aux 79 millions de Turcs une exemption de visa d’ici fin juin, a fait monter les enchères cette semaine, menaçant de ne plus respecter l’accord si les Européens ne tenaient pas leur engagement. « J’ai l’intention de tenir cet engagement à condition que la Turquie fournisse les résultats » en remplissant les 78 critères exigés par l’UE pour libéraliser le régime des visas, a affirmé en réponse Angela Merkel au cours de la visite de samedi.

Depuis la mise en oeuvre de l’accord, 325 migrants arrivés en Grèce ont été renvoyés en Turquie et 103 réfugiés syriens réinstallés dans l’UE, selon la Commission. Mais le pays fait l’objet de vives critiques de la part des ONG, à l’image d’Amnesty International, qui estime que la Turquie n’est pas un « pays sûr » pour les réfugiés. D’après Amnesty, Ankara aurait renvoyé des dizaines de personnes en Syrie. Des accusations qu’a démenties le Premier ministre turc samedi. « Aucun Syrien n’a été renvoyé en Syrie contre son gré depuis la Turquie », a-t-il insisté.

Le titre du Monde :

Accord sur les migrants : Ankara reste inflexible face aux Européens

Situé sur les bords de l’Euphrate, le camp de Nizip-2, au sud-est de la Turquie, où vivent 5 000 réfugiés du conflit syrien, attendait de pied ferme, samedi 23 avril, la visite du trio de hauts responsables européens – la chancelière allemande Angela Merkel, le président du Conseil européen, Donald Tusk, et le commissaire Frans Timmermans –, accompagnés par Ahmet Davutoglu, le premier ministre turc.

« Bienvenue en Turquie, le pays qui accueille le plus grand nombre de réfugiés au monde », disait une banderole promotionnelle accrochée à l’entrée du camp de préfabriqués. 2,7 millions de réfugiés syriens sont actuellement enregistrés en Turquie, 300 000 seulement ont pu s’installer dans les camps gérés de façon efficace par l’Etat.

Une foule impatiente attendait la délégation, placée sous bonne escorte. Des jeunes filles vêtues de blanc ont pu se frayer un chemin jusqu’à la chancelière pour lui offrir des fleurs, malgré la présence de nombreux gardes du corps. Nizip n’est pas très loin de la ville de Kilis, sur la frontière turco syrienne, où des tirs de roquettes en provenance du territoire syrien sous contrôle de l’organisation Etat islamique (EI) ont fait quatorze morts récemment.
La Turquie attend les contreparties promises

Estimant avoir rempli sa part du contrat, la Turquie attend les contreparties promises, soit six milliards d’euros, la relance des négociations d’adhésion à l’UE ainsi que l’obtention des visas pour ses ressortissants. « La question de l’exemption de visas est vitale », a insisté M. Davutoglu lors de la conférence de presse conjointe avec les Européens à Gaziantep.

Avec Ankara, c’est du donnant-donnant. Si le régime de visas n’est pas assoupli d’ici au mois de juin, il y aura désengagement, M. Davutoglu l’a fait savoir à maintes reprises. De part et d’autre, la méfiance prévaut. Les autorités turques soupçonnent les Européens de chercher à limiter les exemptions de visas. La mesure pourrait s’appliquer à certaines catégories de la population (étudiants, hommes d’affaires), être établie de façon provisoire ou ne concerner que certains Etats. La suite se dessinera le 4 mai, quand la Commission européenne présentera son rapport sur le sujet.

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