Sondage : le recul de Hollande, le gadin de Valls

Le président recule de 1 point, son Premier ministre de 5 points. Selon BVA, « le potentiel de réélection » du chef de l’État est « très limité ».

Les cotes de popularité de François Hollande et Manuel Valls ont encore cédé du terrain en mars, avec 21 % (- 1 point sur un mois) pour le premier et 28 % (- 5 points) pour le second, selon un sondage BVA pour Orange et i>Télé publié samedi. Les « mauvaises opinions » progressent symétriquement, atteignant 79 % (+ 2) pour le chef de l’État et 71 % (+ 6) pour le chef du gouvernement. Dans ce baromètre, François Hollande n’est plus ainsi qu’à deux points de son niveau le plus bas qu’il avait atteint en septembre 2014 (19 %), après les départs du gouvernement d’Aurélie Filippetti, d’Arnaud Montebourg et de Benoît Hamon.

« Les bonnes opinions étaient nettement supérieures au sujet des deux derniers présidents réélus à la même distance du scrutin présidentiel : Jacques Chirac en mars 2001 (58 %) et François Mitterrand en mars 1987 (55 %) », note BVA, qui accorde ainsi un « potentiel très limité de réélection » à François Hollande en 2017. Celui-ci perd encore 4 points, à 65 % de bonnes opinions, parmi les sympathisants du PS et 10 points, à seulement 15 %, parmi ceux de la gauche de la gauche. Quant à Manuel Valls, il chute de 9 points, à 64 %, parmi les premiers et maintient 15 % chez les seconds.
Une politique efficace pour… 11 % des Français

Seulement 22 % des Français jugent par ailleurs que la politique de l’exécutif est « juste », contre 76 % qui sont d’un avis contraire, des chiffres inchangés par rapport à février. Pour 88 % d’entre eux, elle n’est « pas efficace » (+ 2 points), contre 11 % qui sont d’un avis contraire (- 1 point).

Un sondé sur deux (50 %, – 3 points) juge par ailleurs qu’Alain Juppé devrait avoir « davantage d’influence dans la vie publique », suivi d’Emmanuel Macron (44 %, – 4), Bruno Le Maire (35 %, + 2) et François Bayrou (34 %, – 3). Marine Le Pen pointe en 10e position (28 %, + 2). Elle devance Nicolas Sarkozy, qui n’est que 18e (22 %, + 3).

Enquête réalisée les 21 et 22 mars auprès d’un échantillon de 1 076 personnes de plus de 18 ans, recrutées par téléphone puis interrogées par Internet, selon la méthode des quotas.

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