Turquie : Erdogan critique l’Europe sur les Kurdes

Vendredi, le président turc a lancé une nouvelle attaque contre l’Occident en accusant les 28 de complaisance envers la rébellion du PKK.

Cinq jours après l’attentat meurtrier d’Ankara, Recep Tayyip Erdogan a saisi l’occasion d’un discours commémorant la bataille de Gallipoli (1915) pour accuser sans détour les pays de l’Union européenne (UE) de ne pas le soutenir dans sa lutte contre le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), pourtant considéré par eux comme un groupe « terroriste ». Au moment où son pays signait à Bruxelles un accord sur les migrants, il a expliqué qu' »il n’y a pas de raison que la bombe qui a explosé à Ankara n’explose pas un jour dans une autre ville en Europe. Malgré cette réalité, les pays européens ne font pas attention, comme s’ils dansaient dans un champ de mines. »

À titre d’exemple, l’homme fort de Turquie a visé la Belgique, affirmant que des partisans du PKK avaient été autorisés à arborer des drapeaux près du bâtiment de la Commission européenne. « Ce n’est pas honnête (…) ils ont capitulé face à la terreur », a-t-il fulminé. « Une nouvelle fois, j’en appelle aux pays qui soutiennent directement ou indirectement les organisations terroristes : vous nourrissez une vipère en votre sein. » La Belgique lui a répondu, via son ambassade à Ankara, qu’elle restait « déterminée à combattre le terrorisme » tout en respectant « le droit et les libertés fondamentales ».

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