Radicalisation dans la police : une note qui inquiète

Selon les informations du « Parisien », plusieurs cas d’entorses à la laïcité chez les forces de l’ordre auraient été recensés dans un rapport confidentiel.

Le Parisien s’est procuré une note confidentielle sur des cas de radicalisation dans la police française. Des exemples bien spécifiques y sont répertoriés. Parmi les sujets d’achoppement pour certains fonctionnaires de police, le port de l’uniforme. Le quotidien révèle notamment un incident datant du 2 octobre 2014, où une jeune femme, agent de surveillance, avait traité le pantalon de « saleté de torchon de la République ». « Elle sortait ensuite des vestiaires du service couverte d’un hidjab », indique la police d’agglomération.

En parallèle, la jeune femme avait ouvert un compte sur les réseaux sociaux qui se faisait le relais de théories complotistes sur les attentats de Paris. Après un rappel à l’ordre de sa hiérarchie, elle n’a pas réintégré son service, ayant refusé d’enlever son voile devant le médecin-chef, explique Le Parisien. Autre exemple cité, celui d’un gardien de la paix, qui est, lui, toujours en fonction. Habitué à écouter des versets du Coran pendant ses heures de travail, l’homme avait un jour « profité d’un arrêt à la boulangerie pour aller se procurer des burqas pour sa compagne ».
Transgression du principe de la laïcité

Même s’il s’agit d’une minorité, ces comportements de transgression du principe de la laïcité au sein même des équipes chargées de faire respecter la loi, inquiètent. Enquêtes ouvertes, révocations… L’institution tente de faire face à cette radicalisation nouvelle bien souvent repérée par les collègues eux-mêmes ou la hiérarchie directe des principaux concernés. Et la radicalisation ne s’arrête pas à l’islam. Comme l’explique L e Parisien, le repli identitaire concerne également d’autres religions.

Parmi les cas cités, un fonctionnaire, présenté comme trésorier d’une association communautaire juive spécialisée dans la poursuite des actes antisémites, qui demande aujourd’hui 100 000 euros à l’État pour des propos antisémites qui auraient été tenus par ses collègues. Il dénonce aussi un avancement moins rapide par rapport à des fonctionnaires musulmans ainsi qu’une mutation qui l’avait forcé à déménager son bureau le jour d’une fête juive. Après la RATP, la police commence elle aussi, à être confrontée à des dérives communautaires.

Laisser un commentaire