Primaires américaines : Donald Trump attaqué sur sa réussite en affaires

Détroit (Etats-Unis), le 4 mars. Donald Trump a dominé un débat, diffusé en direct sur Fox News, et a reçu le soutien de ses trois adversaires républicains.

De 17 candidats au départ, il n’en restait que quatre à Detroit ce jeudi pour ce onzième débat, diffusé sur la chaîne Fox News. Donald Trump, grand vainqueur du Super Tuesday, a dominé le temps de parole, même s’il a subi les attaques répétées de ses adversaires.

Dès les premières minutes du débat, ses rivaux l’ont attaqué sur sa carrière d’homme d’affaires. Le sénateur de Floride, Marco Rubio, a notamment essayé de saper sa réputation en insistant sur les faillites de certains de ses casinos, les entreprises ratées de l’empire Trump, ou le procès au civil d’ex-étudiants de l’ex-«Université Trump», qui vendait des cours sur l’immobilier et l’entrepreneuriat. «Vous n’avez jamais employé une personne de votre vie. J’ai employé des dizaines de milliers de personnes», a répondu Donald Trump, sur la défensive alors que des publicités négatives commencent à l’attaquer dans le grand Etat de Floride, qui votera le 15 mars.

«Je n’ai jamais vu quelqu’un réussir sans un certain degré de flexibilité»

Modérateurs et rivaux ont souligné durant l’émission des contradictions et revirements du favori, qui peine à persuader l’ensemble des conservateurs qu’il est bien l’un des leurs. Ted Cruz, sénateur ultra-conservateur du Texas, a rappelé que Donald Trump avait envoyé dix chèques à diverses campagnes de la démocrate Hillary Clinton dans le passé. «C’était pour les affaires», a justifié Donald Trump. Plus grave, aux yeux des républicains, un doute est venu s’installer sur sa position exacte sur l’immigration clandestine. Donald Trump aurait dit au New York Times, lors d’une rencontre «off», qu’il serait flexible sur le sort des clandestins, qu’il a publiquement promis d’expulser. Pressé de toutes parts, il a refusé à plusieurs reprises d’autoriser le quotidien à diffuser l’enregistrement.

Mais Donald Trump a insisté sur ses qualités de «leader» et son pragmatisme. Il a changé en direct sa position sur les fusils d’assaut (qu’il ne veut plus interdire) et les visas pour les étrangers hautement qualifiés (dont il veut augmenter le nombre). «J’ai un noyau très solide», a-t-il assuré, «mais je n’ai jamais vu quelqu’un réussir sans un certain degré de flexibilité».

Donald Trump soutenu par ses adversaires

Ces attaques n’ont pourtant pas empêché Donald Trump de recevoir le soutien de ses rivaux républicains. Marco Rubio, Ted Cruz et John Kasich, se sont engagés à le soutenir si jamais il remportait in fine l’investiture à la convention de Cleveland en juillet. C’est un affaiblissement significatif de la campagne «Tout sauf Trump» engagée par certains conservateurs. De son côté, Donald Trump s’est également engagé, en toute fin de débat, à ne pas se présenter en candidat indépendant à la présidentielle de novembre s’il perdait les primaires, alors qu’il avait recommencé à en agiter la menace.

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