La France a fermé 190 usines en 2015

Même si des usines ouvrent encore dans l’Hexagone, le solde continue d’être négatif. Le déclin industriel français se poursuit.

Le pétrole atteint des records de prix bas, l’euro est faible, les taux d’intérêt bas et les clients européens de la France vivent un contexte économique favorable. Et pourtant, la France continue de fermer des usines et son secteur secondaire se réduire comme peau de chagrin. C’est en effet la principale conclusion du recensement effectué par le cabinet Trendeo pour l’année 2015.
Transition industrielle

Pourtant, la France continue d’ouvrir des usines. Trendeo en dénombre ainsi 146 nouvelles pour 2015, principalement dans des secteurs comme le traitement des déchets, la chimie et la méthanisation. Mais, durant la même période, 190 autres ont définitivement mis la clé sous la porte. Soit une «perte sèche» de 44 sites industriels. Sans surprise, la métallurgie, la plasturgie, et la fabrication d’objets manufacturés comme les meubles ont supporté la majorité des disparitions.

Corollaire naturel de la fermeture des usines, l’emploi industriel continue de disparaître petit à petit. En effet, si la France crée des usines, celles-ci sont de plus en plus petites alors que les fermetures concernent des unités d’une taille plus importante. Trendeo rappelle ainsi que le nombre médian de salarié dans une usine hexagonale a baissé de plus de 40% entre 2009 et 2015, passant de 35 à 20 employés. En 2015, le secteur secondaire dans sa totalité a encore perdu 8900 postes en 2015. Certes, c’est moins que l’hémorragie de 2014 (-14.160 emplois) mais la décrue se poursuit à un rythme rapide.

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