Meurtre d’Aurélie Fouquet : Redoine Faïd devant les assises

Avec huit autres accusés, le braqueur multirécidiviste comparaît depuis mardi et jusqu’au 15 avril devant la cour d’assises de Paris pour le meurtre, en 2010 à Villiers-sur-Marne, de la jeune policière municipale.

Le procès des meurtriers présumés d’Aurélie Fouquet s’est ouvert ce mardi devant la cour d’assises de Paris. Le 20 mai 2010, la jeune policière municipale tombait sous les balles d’un commando de braqueurs à Villiers-sur-Marne, non loin de Paris. Près de cinq ans plus tard, huit hommes dont Redoine Faïd, 43 ans, figure du grand banditisme, se retrouvent dans le box des accusés face à la famille d’Aurélie Fouquet qui réclame un «moment de vérité». Un neuvième, porté disparu, est jugé en son absence.

• Que s’est-il passé il y a cinq ans?

Jeudi 20 mai 2010, vers 9h15, des policiers prennent en chasse à Créteil, près de Paris, une camionnette portant des impacts de balles. Les occupants, qui projetaient de braquer un fourgon blindé, tirent au fusil à pompe et à l’arme automatique, lancent lacrymogènes et extincteurs, blessent des automobilistes sur l’autoroute. À Villiers-sur-Marne, ils ouvrent le feu sur un véhicule de police municipale. À son bord, Aurélie Fouquet est mortellement touchée à la tête, tandis que les malfaiteurs prennent la fuite. Il faudra plusieurs mois pour que tous les suspects soient interpellés. À l’époque, la mort de la jeune femme avait suscité une vive émotion dans les rangs des policiers municipaux, et un fort écho politique: le président Nicolas Sarkozy s’était rendu aux obsèques.

• Que risque Redoine Faïd?

Ces hommes, aux casiers souvent surchargés, seraient à des degrés divers impliqués dans ce que le parquet a qualifié «d’opération de guerre». Considéré comme le cerveau de l’opération, Redoine Faïd, 43 ans, n’est pas jugé pour meurtre, contrairement à certains de ses co-accusés – Rabia Hideur, Daouda Baba et l’absent Olivier Tracoulat – mais pour «récidive de tentative de vol en bande organisée avec usage ou menace d’armes». Il encourt néanmoins la réclusion criminelle à perpétuité. Mais lui nie toute implication: «il n’a rien à faire aux assises car aucun élément matériel ne l’implique» dans la tentative d’attaque à main armée, estime son avocat Me Christian Saint-Palais.

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