Marine Le Pen donne une claque dans l’amalgame droite-gauche !

Egaux à eux-mêmes, la quasi totalité des médias français n’ont pas changé de ligne de conduite vis-à-vis de Marine Le Pen et du Front National.

ça a été auquel minimisait le mieux le bon accueil que les membres du Front ont eu de la part des agriculteurs et des éleveurs au salon de l’agriculture, aujourd’hui.

Aucune huée, pas d’acharnements verbaux envers eux ! Ils on t été les seuls à être respectés !

ça prouve encore que ces médias ne sont jamais indépendants et sont à la solde de la droite ou de la gauche traditionnelles !!

Preuve en est qu’aujourd’hui, en se proposant d’aider ces professions qui sont devenues précaires, après + de 40 années de politique politicienne, les élus du Front National en ressortent être ceux qui ont le plus de crédibilité !

>Agriculteurs, éleveurs, toutes les professions qui sont, depuis des années diminuées; vous qui ne pouvez plus vivre décemment en travaillant de vos mains pour faire vivre notre peuple, pensez, en 2017, à voter utile pour vous , mais surtout pour vos enfants, nos enfants !!

Salon de l’agriculture Après Hollande et Valls, Le Pen. Mais pourquoi les politiciens français doivent-ils salir de bouse leurs escarpins?

«Protection»… «Europe»… «On vous comprend»… «C’est sûr, vous pouvez compter sur nous»… Au Salon de l’agriculture à Paris, Marine Le Pen flatte d’une main un peu distraite l’encolure d’Evan, une superbe Normande de 7 ans qui vient du village de La Bazoche-Gouet dans le Perche. Les bovidés ne votant pas, c’est surtout à son propriétaire-éleveur, François Guéret qu’elle s’adresse.

Au cul des vaches, la patronne du FN a fait un tabac auprès des agriculteurs, durant la journée de mardi; presqu’à l’image de Jacques Chirac qui fut jadis le grand amour politique de la paysannerie française. L’éleveur François Guéret a-t-il été convaincu par les propos de Marine Le Pen? «J’aime bien ce qu’elle dit. Elle parle vrai. Les candidats à la présidentielle, on va tous les écouter, bien sûr. Mais en s’attaquant à la PAC, elle vise juste». Pourtant, la PAC – Politique agricole commune de l’Union européenne – s’est révélée bénéfique à l’agriculture française, non? «Pas du tout, mon cher Monsieur! La PAC a profité à la grande distribution alimentaire, pas à nous. Et justement, Marine Le Pen veut s’attaquer aux grandes surfaces et faire de cette action une priorité nationale».

Mais, si elle parvient au pouvoir, osera-t-elle s’attaquer à l’une des branches les plus pourvoyeuses d’emplois? D’autres s’y sont cassé des dents. Si François Guéret adhère aux intentions de Marine Le Pen, il n’en reste pas moins les pieds bien plantés sur terre: «Ce qu’elle dit nous rassure, mais on se méfie. Il faudra voir à l’usage. Mais enfin! Il est temps de reprendre les choses en main, que l’on durcisse la politique et que l’on retrouve la France d’avant».

Le Front national surfe sur cette nostalgie de la «France d’avant». Et le vote agricole représente encore 8% du corps électoral. D’où la présence de Marine Le Pen à ce salon, «plus grande ferme de France». Jusqu’en 2012, le parti d’extrême droite était ignoré par le monde de la terre qui privilégiait le centre ou la droite de gouvernement, voire le «communisme rural» dans certaines contrées comme le Limousin et le Périgord. Puissant jadis, il y a disparu en même temps que les petites exploitations familiales.

Aux élections de 2012, pour la première fois, le vote paysan en faveur de Marine Le Pen a dépassé la moyenne nationale (19,5% contre 18%). Et depuis, ce phénomène n’a fait que prendre de l’ampleur. Aujourd’hui, selon un sondage BVA, 36% des agriculteurs se disent prêts à voter Marine Le Pen à l’élection présidentielle de l’an prochain.

Etape incontournable

Pourquoi? Les explications sont nombreuses, telle la désertification du milieu rural, tout d’abord. Lorsque le bureau de poste et l’école, puis la boulangerie et le docteur ferment boutique, le sentiment d’être dépossédé déprime des pans entiers de la ruralité. Il s’accentue lorsque les agriculteurs sont balayés par la mondialisation à laquelle personne – et surtout pas leurs syndicats – ne les a préparés. Récent coup de grâce: la chute des prix agricoles qui a précipité dans la faillite de nombreuses exploitations.

Dès lors, pourquoi le président François Hollande, le chef du gouvernement Manuel Valls et d’autres ministres prennent-ils le risque de salir de bouse leurs escarpins et surtout d’affronter les huées au Salon de l’agriculture? La sphère politico-médiatique ne s’intéresse guère au monde rural. Mais chaque année, l’attention du public se focalise avec ravissement sur d’adorables petits veaux et de jolis moutons. Cette nostalgie de style un peu Marie-Antoinette a fait le succès considérable de ce salon auprès des citadins.

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