Report de la loi Travail: le gouvernement apparaît en position de faiblesse

L’annonce du report de la loi El Khomri sème le doute chez les élus de droite qui étaient disposés à la voter. À gauche, les opposants au texte espèrent désormais obtenir son retrait pur et simple.

Face à la levée de boucliers que provoque le projet de loi El Khomri, qui vise notamment à modifier le droit du travail, le gouvernement tente à tout prix d’obtenir l’apaisement. La première mesure a pris la forme d’un report de l’examen du texte en conseil des ministres au 24 mars, annoncé par Manuel Valls ce lundi matin depuis le salon de l’agriculture. Un report notamment destiné à répondre aux demandes de la CFDT et à poursuivre le dialogue à gauche pour «lever les incompréhensions», selon le premier ministre. L’autre mesure, plus cosmétique, consiste à changer l’intitulé de la Loi Travail dans les communiqués du gouvernement. Initialement présenté sous l’appellation «projet de loi visant à instituer de nouvelles libertés et de nouvelles protections pour les entreprises et les actifs», le texte est désormais présenté comme «avant-projet de loi sur les nouvelles protections sur les entreprises et les salariés». Des gestes largement critiqués et moqués par l’opposition, qui se déclarait jusque là prête à voter la loi, et qui sonnent comme un aveu de faiblesse pour les opposants de gauche.

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