Centrales nucléaires prolongées : les écologistes du gouvernement «humiliés»

En annonçant la prolongation de la durée de vie des centrales nucléaires pour 10 ans, Ségolène Royal est accusée de trahir l’esprit de la Loi de transition énergétique (LTE).

 
C’est une annonce qui ne sera pas de nature à aider la galaxie écologiste à recoller ses morceaux. Invitée ce dimanche du 12/13 de France 3 ce dimanche, la ministre de l’Écologie et de l’Énergie, Ségolène Royal, s’est déclarée prête à donner son «feu vert» au prolongement de la durée de vie des centrales nucléaires françaises pour dix ans. Les réacteurs verraient donc leur durée d’exploitation passer de 40 à 50 ans. La ministre a précisé que cette décision s’inscrivait «dans le contexte de la baisse de la part du nucléaire de 75 à 50% dans la production d’électricité pour monter en puissance sur le renouvelable», une disposition prévue par la loi de transition énergétique (LTE) adoptée en août 2015.

Un argument qui ne convainc pas tout le monde parmi les écologistes, durablement partagés depuis le dernier remaniement entre le soutien au gouvernement et une «opposition de gauche» à la ligne de l’exécutif. «J’apprends que Royal Ségolène met à mort la Loi de Transition énergétique en prolongeant les centrales nucléaires de 10 ans. L’écologie, c’est fini», s’est indigné sur Twitter le patron temporaire d’Europe-Écologie les Verts (EELV) David Cormand. Selon le porte-parole du parti Julien Bayou, Ségolène Royal est «irresponsable». «Prolonger les centrales nucléaires, c’est faire courir des risques aux Français. Et retarder le développement des énergies renouvelables. Le réalisme économique, c’est tourner la page du nucléaire cher et dangereux pour engager le développer des énergies renouvelables», juge-t-il sur le réseau social.

Laisser un commentaire