Le PS fracturé après la violente charge d’Aubry

A quatorze mois de la présidentielle, le PS apparaît au bord de l’explosion, après la charge sans précédent de Martine Aubry et de 17 autres personnalités de gauche dans Le Monde.

* QUELLES CONSEQUENCES POUR LA MAJORITE ?

Après la sortie de la maire de Lille, le PS apparait fracturé en deux. Au sein du Bureau national du parti, les « aubrystes » (18% des voix), qui avaient signé la motion gouvernementale au dernier congrès de 2015, sont majoritaires si on les additionne à la motion B conduite par le frondeur Christian Paul (30%) et à la motion D de Karine Berger (9%), calcule de le député Jean-Marc Germain, proche de Martine Aubry.

A l’Assemblée, ces trois courants comptent une centaine de parlementaires, et le nombre des contestataires a pu monter jusqu’à « 150-170 » sur l’amendement Ayrault-Muet pour une réforme fiscale ou la déchéance de nationalité, rappelle le député.

Auprès de l’AFP, le député PS Christophe Caresche pointe une « rupture profonde » qui ne « peut se traduire que par un soutien à un candidat qui ne sera ni François Hollande ni Manuel Valls ». « On n’a jamais vu ça depuis Giscard/Chirac! », souligne-t-il, en référence à la guerre sans merci que s’étaient menée en 1981 le président Valéry Giscard d’Estaing et son ancien Premier ministre.

Frédéric Dabi de l’Ifop évoque une crise « inédite » et une majorité socialiste « très divisée, voire en miettes ». « On n’avait pas vu sous les quinquennats précédents une protestation aussi forte d’un camp du parti majoritaire ».

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