La justice autorise l’expulsion des migrants de la zone sud de la « jungle » de Calais

Le tribunal administratif de Lille a rejeté, jeudi 25 février, le recours des associations qui s’opposaient à l’évacuation d’une partie du camp de Calais. L’expulsion de la zone sud de la « jungle » ne s’appliquera cependant pas aux « lieux de vie » : la grande église érythréenne, la mosquée, le cinéma (l’ancienne discothèque), l’école et les cuisines collectives.

Huit associations (Emmaüs, Fnars, Médecins du monde…) avaient saisi la justice en référé à ce sujet, arguant que l’opération de démantèlement, prévue mercredi, avait été décidée sans proposer de solutions de remplacement suffisantes. Les organisations soulignaient en outre que le nombre de migrants concernés par l’évacuation, de l’ordre d’un millier selon l’Etat, était en réalité plus de trois fois plus élevé.

Malgré ce feu vert de la justice, l’évacuation n’est toutefois pas à l’ordre du jour, selon la préfète du Pas-de-Calais, Fabienne Buccio. Le premier ministre, Manuel Valls, avait assuré mardi que l’évacuation prendrait « le temps nécessaire » pour apporter une « réponse humanitaire » aux migrants en quête d’un passage vers la Grande-Bretagne. La préfecture a confirmé jeudi qu’il n’y aura pas d’expulsions par la force. « On va continuer le travail engagé avec les associations pour convaincre les migrants de partir pour être mis à l’abri » ailleurs que dans la « jungle », selon la même source.

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