OH !! Miracle ???!!! Baisse du chômage !!!!

Le chômage a connu une nette baisse en janvier, potentiellement la plus forte depuis la crise de 2008, mais cette publication est entachée d’événements statistiques « inhabituels » et « inexpliqués », qui la rendent difficilement interprétable.

 

Le nombre de chômeurs a diminué de 27.900 personnes en janvier en métropole, pour s’établir à 3,55 millions, mais ce chiffre est à prendre avec des pincettes, avertit la Dares, service des statistiques du ministère du Travail.

A la fin de chaque mois, les demandeurs d’emploi sont tenus de déclarer leur situation à Pôle emploi, sous peine d’être désinscrits d’office. En janvier, 238.900 personnes sont sortis des listes pour ce motif, soit plus de 40.000 de plus qu’en décembre.

Cette hausse, « inhabituellement forte » et « inexpliquée », fait baisser le chômage, écrit la Dares, qui appelle à interpréter les résultats « en tendance », c’est-à-dire sur une période plus longue.

« Les chiffres sont honnêtes et corrects, il n’y a aucun bug », s’est pourtant défendue la ministre du Travail Myriam El Khomri, lors d’un point presse. Pôle emploi « dément », de son côté, « tout dysfonctionnement dans le processus d’actualisation des demandeurs d’emploi ».

En août 2013, un « bug » de l’opérateur SFR dans l’acheminement des messages de relance rappelant aux inscrits d’actualiser leur situation avait gonflé les désinscriptions (+50.000).

– Reprise poussive –

Mme El Khomri voit dans les chiffres de janvier une « confirmation de la tendance qui se dessine depuis l’été dernier ». Selon elle, « nous sommes à une stabilisation du nombre de demandeurs d’emploi », « préalable à la baisse du chômage ».

Le chômage est « sur un plateau depuis six mois », estime aussi Mathieu Plane, économiste à l’OFCE. C’est le reflet, selon lui, d’une « phase de reprise extrêmement poussive », qui reste « insuffisante pour inverser la courbe ».

Résultat: le chômage joue au yo-yo depuis juin, sans qu’aucune tendance ne se dessine. Fin janvier, le chômage était en baisse de 27.500 personnes (-0,8%) sur trois mois, alors que les chiffres de Pôle emploi sont révélateurs d’une tendance de fond à partir d’une évolution trimestrielle de 35.000, selon la Dares.

Le chômage reste, en outre, en hausse de 1,8% sur un an.

La tendance est encore moins favorable en incluant l’outre-mer et les demandeurs d’emploi ayant exercé une petite activité. Leur nombre est en hausse de 0,3% sur trois mois, à 5,76 millions.

Les jeunes sont les mieux lotis. En catégorie A (sans activité), les moins de 25 ans reculent de 2,4% sur trois mois et de 5% sur un an. Mais la situation des seniors continue de se dégrader: +0,8% sur trois mois et +7,8% sur un an.

Autre point noir, le chômage de longue durée: fin janvier, 2,48 millions de demandeurs d’emploi (+1,6% sur trois mois, +9,1% sur un an), petite activité comprise, étaient inscrits depuis plus d’un an.

– Signes d’amélioration –

Le doute qui entoure les chiffres de janvier ne fait pas les affaires de François Hollande, qui a récemment réaffirmé qu’il ne briguerait pas un second mandat sans baisse « crédible » du chômage en 2016.

Depuis son élection en mai 2012, Pôle emploi a vu affluer environ 630.000 chômeurs supplémentaires en métropole, mais 2015 a donné des signes d’amélioration: le chômage a connu sa plus faible hausse depuis 2010 et le secteur privé a enregistré, pour la première fois depuis 2011, des créations nettes d’emplois salariés.

Autre « signal positif »: les chiffres de Pôle emploi affichent une hausse (+13,7% sur un an) des désinscriptions pour « reprise d’emploi ». Cela traduit un « début de frémissement », quoique « très fragile », analyse Mathieu Plane.

L’embellie va-t-elle s’amplifier en 2016 ? Selon l’Unédic, il faut plutôt s’attendre à un scénario de baisse artificielle du chômage.

Selon le gestionnaire de l’assurance chômage, le chômage devrait connaître une baisse minime (-25.000) en 2016, essentiellement due à des entrées en formation dans le cadre du plan d’urgence pour l’emploi.

Le chef de l’Etat a annoncé, pour 2016, 500.000 formations supplémentaires pour les chômeurs les moins qualifiés, soit un doublement des effectifs. L’entrée en formation fait basculer les inscrits dans la catégorie D de Pôle emploi, nettement moins commentée chaque mois que la catégorie A.

Cet article a 1 commentaire

  1. Miraculeux ! ou simple traficotage de chiffres ?

    On a changé les règles du jeu ?
    On a oublié certaines catégories de personnes ?
    On a perdu des données ?

    Non, je sais, on s’est fait hacker !!!

    Non ??
    Dommage !!

    Comme disait un de mes copains il y a quelques années : « Encore un coup des bonnes soeurs communistes !! »

    Oui, c’est certainement ça !!

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