Magouilles et compagnies !! Ces fidèles du pouvoir recasés pendant le quinquennat Hollande

En campagne pour l’élection présidentielle de 2012, François Hollande s’était engagé à faire la transparence complète dans les nominations aux plus hautes fonctions de l’État. L’arrivée au Conseil constitutionnel de Laurent Fabius sonne pourtant pour certains comme le confortable «recasage» d’un ministre loyal.

 

La République exemplaire et la promesse de «l’impartialité de l’État» étaient des arguments piliers de la campagne de François Hollande en 2012. Lors d’un meeting le 3 mars 2011, lui-même avait vertement fustigé les «nominations partisanes parfois issues des cercles les plus intimes» opérées selon lui sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy. Tout juste annoncée ce mercredi, la perspective de voir Laurent Fabius catapulté à la tête du Conseil constitutionnel sur décision du président n’a pas manqué de susciter la critique, au Front national notamment. Le vice-président du FN Steeve Briois a fustigé «la République des copains par l’exemple», alors que le député Gilbert Collard a réclamé un «recasage» aussi efficace pour les chômeurs que pour le locataire du quai d’Orsay. Le président de l’UDI s’est pour sa part interrogé sur le profil du candidat: «Laurent Fabius est un homme respectable mais les anciens politiques n’ont rien à faire au Conseil constitutionnel où les sages doivent statuer sans arrière-pensées», a relevé sur Twitter Jean-Chirstophe Lagarde.

Si les états de service de Laurent Fabius ne sont pas contestés et que sa bonne entente avec François Hollande reste certainement très politique, cette nomination pour neuf ans apparaît comme une consécration pour ce ministre loyal, l’un des rares à avoir conservé son poste depuis le mois de mai 2012. Avant lui, tout au long du quinquennat, de nombreux proches du pouvoir arrivés en fin de parcours ont trouvé une suite heureuse à leur carrière.

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