Un troisième front contre l’Etat islamique en Libye ?

Federica Mogherini (UE) salue John Kerry (Etats-Unis) à l’ouverture du sommet des ministres des Affaires étrangères destiné à s’accorder dans la lutte contre l’Etat islamique, mardi à Rome.

Après l’Irak et la Syrie, les pays membres de la coalition contre l’EI réunis à Rome évoquent une possible future intervention en Libye, où prospère le groupe jihadiste.

L’implantation croissante de l’Etat islamique (EI) en Libye, notamment autour de la ville de Syrte, à 450 kilomètres à l’est de Tripoli, inquiète de plus en plus les pays occidentaux. Réunis à Rome pour faire le point de la situation en Irak et en Syrie, les 23 pays de la coalition contre l’EI ont évoqué aussi de possibles futures opérations sur ce nouveau terrain même si à en croire le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, «il n’est pas question que nous intervenions en Libye». En fait, la condition préalable reste la formation en Libye d’un gouvernement légitime d’union nationale accepté aussi bien par le pouvoir de Tobrouk que par celui de Tripoli à même de demander formellement une telle intervention et de lui donner ainsi un cadre légal. A la suite d’un accord négocié par l’ONU, le 17 décembre un Premier ministre Fayez al-Serraj a été désigné mais il n’a toujours pas réussi à former une équipe. Il y a urgence car le péril jihadiste se précise et de nouveaux volontaires arrivent, y compris des pays occidentaux, pour renforcer les quelque 3 000 à 5 000 combattants de l’EI déjà présents.

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