Éric Woerth critiqué après des propos sur l’affaire Merah

Au cours d’un débat, l’ancien ministre du Budget a estimé que les attaques menées en 2012 par Mohamed Merah ne constituaient «pas un attentat» mais «le crime d’un furieux». Des propos vivement condamnés par des représentants politiques et par le père d’une des victimes.

Deux jours après, les réactions s’accumulent. L’ancien ministre Éric Woerth a essuyé les critiques, samedi, après des propos tenus sur les attaques perpétrées par Mohamed Merah en 2012, sur le plateau d’i-Télé, jeudi soir. Alors qu’il débattait avec Florian Philippot, l’ancien ministre de Nicolas Sarkozy a affirmé que cette affaire n’était «pas un attentat» mais «le crime d’un furieux».

«Il n’y a pas eu d’attentats terroristes sous Sarkozy. Le niveau de sécurité sous Sarkozy n’a jamais été aussi élevé», avait affirmé quelques minutes plus tôt l’ancien ministre du Budget. Le vice-président du FN l’a interpellé à ce sujet, en lui rappelant l’affaire Merah. «C’est pas un attentat, c’est le crime d’un furieux. C’est pas Daech, c’est pas un réseau international», a-t-il assuré. Il a également affirmé, à propos de Merah, qu’«il a été arrêté».

En mars 2012, Mohamed Merah avait perpétré plusieurs attentats à Toulouse et Montauban, au nom de l’islam radical, tuant sept personnes (trois militaires ainsi qu’un professeur et trois enfants d’une école juive) avant d’être abattu alors qu’il était retranché à son domicile, d’où il avait ouvert le feu sur les forces de l’ordre.

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