Hollande-Valls : les intérêts contradictoires ?

 … une autre démission pour bientôt ? de qui ?

Non, ça serait trop beau !!

LE FAIT DU JOUR POLITIQUE – Le départ de Christiane Taubira libère à gauche la critique contre François Hollande. La pression s’accroit pour l’organisation d’une primaire avant la présidentielle de 2017.
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On a connu des couples exécutifs trop semblables (Hollande-Ayrault), trop conflictuels (Mitterrand-Rocard), sur le mode dominant-dominé (Sarkozy-Fillon) ou dominé-dominant (Chirac-Villepin). François Hollande et Manuel Valls imposent un nouveau modèle, à la fois étonnamment lié, et étonnamment divergent. Au lendemain du départ de Christiane Taubira , Manuel Valls se présente à la presse droit dans ses bottes. Saluant l’ancienne garde des Sceaux et son « opiniâtreté » , mais comme soulagé de ce départ. « Cohérence » et « clarification » sont ses deux nouveaux mots.

Il ne faut gouverner ni avec un regard de droite, ni avec un regard de gauche, mais pour la France, soutient-il. « Nous sommes en guerre », l’objectif est de « rassembler le plus largement possible… Peu importent les étiquettes ». «C’est l’avenir de la France qui me préoccupe, pas l’avenir de la gauche », poursuit-il, en « cohérence » de fait avec ses réflexions de longue date sur la recomposition de la vie politique.
« Parole d’or »

Le raisonnement se tient, mais sert-il les intérêts de François Hollande ? C’est bien sûr le président qui s’est engagé au Congrès sur la constitutionnalisation de la déchéance de nationalité (« cette parole est d’or », martèle Manuel Valls), lui qui a décidé de la maintenir malgré les hauts cris de sa majorité. Pour autant, François Hollande est obligé de se « préoccuper de l’avenir de la gauche » puisqu’il en va de son avenir à lui. Comment peut-il espérer emporter l’élection présidentielle de 2017 si son aile gauche, jusqu’au sein du Parti socialiste, lui fait défaut ? Or c’est cela qui se joue actuellement.

Le départ de Christiane Taubira a comme désinhibé ceux qui ressentaient jusqu’alors un malaise. « C’est un moment de bascule », dit Christian Paul, le chef de file des frondeurs PS. Il réunit ses troupes ce samedi pour rejoindre l’appel à l’organisation d’une primaire de la gauche pour 2017. Les ex-ministres Filipetti, Montebourg, Hamon poussent eux aussi à une candidature de la « vraie gauche ». Cécile Duflot semble se préparer. Nicolas Hulot n’exclut pas de se présenter.

Et pendant ce temps, les ministres en place assurent dans les médias que si, si, le gouvernement est bien à gauche . Histoire de trouver une « cohérence » puisque tel est décidément le mot, entre la ligne de Valls et les ambitions de Hollande.

 

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