R.I.P. Ettore Scola

Le réalisateur italien Ettore Scola, qui s’est éteint mardi, à Rome, ici au festival de Cannes en mai 1982. Cinq ans plus tôt, l’un de ses plus beaux films, Une Journée particulière, était passé à côté d’une palme qu’il aurait pourtant mérité.

L’art du réalisateur repose sur cette alchimie humaine, ce choc, rude ou tendre, des âmes dont il sait si bien écouter les palpitations et les grincements. Avec le truculent et impitoyable Affreux, sales et méchants (1976), il brosse un tableau cruel et irrésistible des turpitudes du (tout) petit peuple romain. Alors que, deux ans plus tôt, Nous nous sommes tant aimés adoptait une palette aux mille et une nuances pour évoquer le destin de trois amis, et de l’Italie, au fil des ans.

Laisser un commentaire