Hollande, Poutine et Obama ensemble contre Daech

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On a pu lire dans lesechos.fr :

La marche vers une véritable coalition entre les occidentaux et la Russie contre l’EI en est à ses prémices. A l’Elysée, on préfère, pour l’instant, parler de coordination. Celle-ci a été illustrée par deux autres développements : Barack Obama a téléphoné à son homo­logue iranien Hassan Rohani. Et Vladimir Poutine a ordonné à sa marine d’entrer en contact avec le porte-avions français « Charles-de-Gaulle », qui part jeudi de Toulon pour la Méditerranée orientale. Il s’agirait d’élaborer un plan conjoint d’opérations avec la France.

A lire sur lavenir.net :

Le président russe Vladimir Poutine a ordonné à ses navires de guerre déployés en mer Méditerranée d’entrer en «contact direct» avec le porte-avions Charles-de-Gaulle et de «coopérer avec les alliés» français. «Un détachement naval français mené par un porte-avions arrivera bientôt dans votre secteur. Il faut établir un contact direct avec les Français et travailler avec eux comme avec des alliés», a déclaré Vladimir Poutine lors d’une réunion de l’état-major de l’armée russe consacrée aux opérations militaires en Syrie.

Sur lepoint.fr :

Pour le maître du Kremlin, le plus intéressant tient évidemment dans la perspective de réintégration dans la communauté internationale que sous-tend l’offre de Hollande. Tenu à distance par la plupart des dirigeants américains et européens depuis qu’il a annexé la Crimée, assistant impuissant à l’appauvrissement de son pays, doublement miné par la chute des cours du pétrole et les sanctions internationales, Poutine tient là une occasion de « se refaire ».

À supposer que le souhait exprimé par François Hollande se concrétise (et que les partenaires européens de la France, grands absents de la scène syrienne, s’y associent), reste à savoir quelles en seront les modalités. Et pour quelle efficacité. Jusqu’à présent, les différents intervenants, vaccinés par les précédents afghan et irakien, se sont refusés à envoyer des troupes au sol. Rien ne permet de penser que leur position changera d’un iota dans un proche avenir. À leurs yeux, l’élargissement de l’actuelle coalition à la Russie serait d’autant plus intéressant que celle-ci dispose déjà de plusieurs milliers d’hommes en Syrie susceptibles d’aider à « détruire Daesh ».

Et sur leparisien.fr :

Hollande verra Obama à Washington le 24 novembre, Poutine à Moscou le 26.
Le président français avait annoncé lundi devant le Parlement réuni en Congrès à Versailles qu’il rencontrerait les dirigeants russe et américain « dans les prochains jours » pour parvenir à « une grande et unique coalition » contre le groupe jihadiste EI en Syrie, qui a revendiqué les sanglants attentats de Paris vendredi.

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