TGV Est : le bilan s’alourdit.

11 morts, 39 blessés dont des enfants

Au lendemain du drame, les cheminots sont traumatisés par le tragique accident samedi près de Strasbourg (Bas-Rhin) de la rame d’essai du TGV Est. « C’est un choc extrêmement violent pour la famille SNCF, a confié dimanche son président, Guillaume Pepy.
S’agissant d’un accident « inédit » sur une ligne TGV, « nous devons absolument savoir ce qu’il s’est passé », a souligné Pepy, assurant n’avoir « rien à cacher ».
« Nous n’avons eu accès, s’est défendu Pepy, ni aux boîtes noires du train, sous scellés, ni aux témoignages des deux conducteurs. » Entendus par la police, ces derniers, indemnes, ont été brièvement placés en garde à vue avant d’être relâchés. Seules certitudes : samedi, « c’était la première fois que la rame d’essai parcourait cette voie à pleine vitesse » et « l’accident s’est produit au niveau du raccordement de la LGV Est (NDLR : le nouveau tronçon en test) avec la ligne classique », a indiqué Claude Solard, numéro 2 de SNCF Réseau. Dans cette « zone de transition », la rame d’essai devait décélérer de 352 km/h à 176 km/h avant d’aborder un pont enjambant le canal de la Marne-au-Rhin. A-t-elle abordé trop vite la courbe menant au pont ?
Devant les enquêteurs, un conducteur aurait avoué un excès de vitesse. Un scénario d’autant moins à exclure que, en phase d’essais, « les systèmes automatiques de sécurité ne sont pas tous actifs », a expliqué Guillaume Pepy. « L’état de la voie est aussi une vraie question », ajoute un responsable de la SNCF.

A cette heure, la question de la présence des enfants dans cette rame d’essais reste entière.

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